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Cosmétiques Corses
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Cosmétiques Corses
| Des cosmétiques nés du maquis Corse |
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Héritière d’une oliveraie de trois hectares en Corse, Muriel Crestey décide d’utiliser les vertus de l’olive pour créer des produits cosmétiques. En 2004, elle lance Realia, sa société et vend sa première crème. Cinq ans après, Muriel Crestey a conçu cinq gammes cosmétiques et des projets sont à l’étude. Portrait d’une aventurière corse.
Ingénieur agricole de formation, Muriel Crestey hérite, il y a quelques années de trois hectares d’oliviers. Une opportunité pour cette jeune femme qui vient de passer sept ans dans le développement agricole bio en Corse. « J’ai immédiatement pensé aux transformations intéressantes que l’on pourrait faire avec ces oliviers et ces olives », annonce Muriel Crestey. Oui, mais voilà, cette ingénieur ne possède pas le savoir-faire de la transformation cosmétologique ! Qu’importe, Muriel Crestey a un rêve et une envie folle de le réaliser ! Elle décide donc de reprendre ses études. Direction la Belgique pour deux années d’enseignements avec au bout un DESS de cosmétologie qui va lui permettre de transformer ses chères olives en crèmes de soin ! « Il m’a fallu un an pour tout mettre en place et créer mon entreprise », explique la jeune femme. « J’ai eu mon diplôme en 2003 et un an plus tard je vendais ma première crème « Reaprotect » une crème de jour anti-oxydante », poursuit-elle. Depuis, entre le site internet, les marchés régionaux et les foires rurales, Muriel développe son activité et gagne des clients de plus en plus fidèles.
Quant au nom « Realia », il repose sur l’association de deux mots : « Rhea », du nom de la divinité grecque, mère des dieux comme Zeus mais aussi des quatre éléments fondamentaux, l’air, la terre, l’eau, le feu. Et de « Li », qui en corse signifie lien ou amour. Realia est donc le lien entre les gens et la volonté de se réaliser par le respect de soi et de son corps. Abrité sur un terroir verdoyant nommé La Costa Verde, le domaine Realia s’étend sur trois hectares où cohabitent l’immense verger d’oliviers et une culture de plantes à parfums. L’originalité de Realia est d’être à la fois un domaine agricole et un atelier de transformation cosmétologique où sont élaborés des produits d’une pureté végétale totale. Le verger d’oliviers est classé au conservatoire de l’INRA. Plus de 15 variétés s’y côtoient, ce qui entraîne « un décalage des dates de récoltes afin de rechercher la qualité optimale », explique la cosmétologue. Quant aux plantes, elles proviennent soit de cultures humaines (fleurs d’oranger), soit de cultures sauvages (Millepertuis, myrte, plantin et romarin). « Toutes ces plantes se retrouvent dans mes formules mais uniquement sous forme d’extrait non distillé », souligne Muriel. « Posséder ma matière première était quelque chose qui me tenais vraiment à cœur », ajoute la jeune femme, certes il s’agissait du point de départ de mon entreprise, mais je voulais aller plus loin et combiner savoir-faire et vivre sur mon territoire sans être pieds et mains liés par des fournisseurs ». Aujourd’hui, le pari est réussi puisque Muriel Crestey produit l’intégralité de ses ingrédients, à l’exception des huiles essentielles qui proviennent de la « ferme distillerie » du Mandriolu. Connue pour ses propriétés hydratantes et anti-oxydantes depuis l’Antiquité, l’olive et l’huile possèdent une formulation des plus équilibrées tant en acides gras oléiques qu’en acides gras linoléiques. Son action anti-oxydante fait qu’elle rancie moins vite que l’huile d’amande douce et se présente comme un excellent émollient capable de restaurer le film hydrolipidique de la peau.![]() L’ensemble des gammes Realia est entièrement conçu à base d’ingrédients 100% naturels. Il n’y a aucun produit de synthèse dans les formulations et celles-ci ne sont absolument pas testées sur animaux. Et pourquoi pas un label Bio ? « J’ai laissé tomber ce label, car en Corse, nous sommes dix fois plus touchés par la mouche de l’olive qu’en Provence », détaille la cosmétologue. « Ce parasite est très difficile à exterminer et pour cela, je suis obligée de pratiquer un traitement qui n’entre pas dans la charte du Bio » poursuit Muriel. A part ce traitement, la jeune femme utilise de l’engrais organique et n’ajoute aucun produit de synthèse même dans les produits finis. Realia se décompose en cinq gammes
« Elle vient souvent par des pistes que me lancent mes clientes ou mes amis », confie Muriel Crestey. «Ils me conseillent sur tel ou tel produit que je devrais créer en fonction de leur besoins. Ce sont mes clientes qui m’ont suggéré la crème de nuit régénérante ou le gommage. Je m’inspire également des savoirs populaires sur les plantes que je vérifie plus tard par des données scientifiques. De toute façon je suis en perpétuelle progression. Moi qui n’étais pas vraiment portée sur les cosmétiques, je dois me tenir au courant de se qui se fait ailleurs». Le parcours pour la création d’un soin va de 18 mois à 2 ans avec comme le précise Muriel « le développement de deux produits en même temps ». Quel que soit le produit envisagé, celui-ci doit s’emboîter exactement dans la charte personnelle de Muriel :
Des projets ? « Evidemment », lance Muriel Crestey, comme ce gel apaisant aux plantes destiné à diminuer les effets secondaires ou inflammatoires des piqûres de moustique. |











